Le prix de la consolation

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Quelques semaines avant l’édition 2017 du festival d’Annecy, quelques jours avant l’édition 2017 du festival de Cannes, quelques heures avant l’édition 2017 du festival de Matignon, on lira avec grand intérêt l’article de Nicolas Thys (Critique-film.fr) relatant l’avènement des premières Rencontres et Journées Internationales du Cinéma d’Animation, préfigurations de l’actuel Festival International du Film d’Animation d’Annecy.

L’article cite notamment un extrait du texte d’André Martin (assis au centre au milieu du cliché ci-dessus) – père spirituel de la majorité des activistes français de l’image animée – diffusé lors de la troisième édition des JICA, déplacées de Cannes à Annecy, en juin 1960 :
« S’il m’en souvient, les Premières Journées se révélèrent à l’usage comme la plus complète revue des moyens et des styles de l’Animation jamais réalisées jusqu’à ce jour. Avec le Printemps 1956 commence, pour tous les amis du Cinéma d’Animation, la conviction que l’éventail des techniques, des formes et des genres de l’image par image est presque illimité. Le dessin animé sur cellulo, celui que Walt Disney avait rendu célèbre, peut disparaître provisoirement, il sera remplacé. Depuis cette année-là, des modes de manipulations innombrables, les combinaisons neuves de moyens presque toutes étonnantes n’ont cessé d’apparaître.

Le caractère des secondes Journées, leur leçon trouva le moyen d’être différent. La surprise de 1958 fut de constater que beaucoup de réalisateurs sans s’être concertés, poussés par on ne sait quel sentiment identique, entreprenaient de styliser les personnages et les formes au maximum. Sur l’écran entra le premier des héros en pain de sucre de l’immortel Flebus et les lilliputiens du Petit Jongleur, les héros laconiques et immobiles de La Petite île de Dick Williams, le promeneur solitaire de Mimica. Bientôt les génériques de Saül Bass, les œuvres de Eame, les amoureux primesautiers de Tendre Jeux de Hubley, Le merle sauteur de McLaren jusqu’aux récents gangsters du Vol du diamant de Mladen Feman, confirment cette curieuse direction. »

 

> « Canne 70 : Annecy comes from Cannes »

 

 

 

 

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