Animation et propagande

animation_propagande

Les dessins animés pendant la Seconde Guerre mondiale
de Sébastien Roffat
L’Harmattan / Champs visuels – 2005
326 pages
ISBN : 2-7475-8567-0

Sommaire :

Remerciements
Introduction
Partie Un : L’Axe Tôkyô-Rome-Berlin
• Le dessin animé japonais
• Le dessin animé italien
• L’animation européenne à l’heure allemande
– En Allemagne
– En Belgique
– Au Danemark
– En Norvège
– Aux Pays-Bas
– En Tchécoslovaquie
-Conclusion
> Dossier : « Animation, Propagande et Pays neutres »
Partie Deux : La France, un cas à part ?
• Années trente et drôle de guerre
• La nouvelle organisation de l’industrie cinématographique
• L’organisation de la production de dessins animés
• La confrontation de deux formules de dessins animés
• La recherche d’une esthétique nouvelle
• Dessin animé et antisémitisme
• Épilogue : l’heure des comptes
> Dossier : »Animation, Propagande et Musique »
Partie Trois : Les forces alliées
• L’agression japonaise en Chine
• L’animation soviétique
• La machine de guerre américaine
– Années trente : années noires pour les cartoons ?
– Remember Pearl Harbor : l’Amérique en guerre
– Le studio Warner Bros.
– Metro-Goldwyn-Mayer
– Les studios Walt Disney
– Propagande, racisme et cartoons
– Propagande, armée et cartoons
– Propagande, censure et cartoons
– Le renouvellement de l’United Production of America
• La propagande à l’épreuve du quotidien en Grande-Bretagne
• L’Office National du Film du Canada
> Dossier : « Animation, Propagande et Animaux »Conclusion
Sources
Bibliographie
IndexLe travail de Sébastien Roffat aura permis, pour la première fois à l’échelle de l’édition française, de lever le voile, avec une précision remarquable, sur une période de l’Histoire qu’il est toujours difficile de traiter sans s’exposer au risque de faire remonter à la surface des informations nauséabondes que beaucoup auraient aimé voir confinées à jamais sous une bonne couche de sédiments vaseux.
La production de dessins animés, limitée à un contexte artisanal en Europe et au Japon, ou inscrite dans une logique industrielle aux États-Unis, n’a absolument pas été épargnée par l’effort de guerre et le sentiment patriotique. Ce qui n’a pas toujours été sans convoquer les valeurs et les idées les plus arbitrairement stupides que restent le racisme, l’antisémitisme, le nationalisme exacerbé, l’impérialisme, pour ne citer que le haut du palmarès.
Il ressort toutefois que la période ici étudiée aura été fondatrice à bien des égards pour de nombreux artistes et unités de productions qui « végétaient » plus ou moins avant guerre. Grimault et Image en France, UPA aux EU, Halas & Batchelor en Grande-Bretagne, les principaux pionniers des dessins animés nippons, Masaoka et Furusawa en tête. L’émancipation quasi simultanée de leur œuvre, au sortir du second conflit mondial, l’atteste indiscutablement.

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