Belle

 

 

Un film de Mamoru Hosoda
Titre original : 竜とそばかすの姫 (“Le dragon et la princesse aux tâches de rousseur”)
Année de sortie : 2021
Origine(s) : Japon

 

Où on fera la fête, ce sera chouette, ma minette !

 


Un avis à chaud  (4 octobre 2021)

Dans son dernier long métrage, Mamoru Hosoda renoue avec la veine, qu’il avait radicalement popularisée voilà une vingtaine d’années avec Summer Wars, du récit entrecroisant avec pertinence monde “réel” et monde virtuel. Formellement, on entrevoit d’ailleurs dans plusieurs séquences vertigineuses de Belle ce que sera, tôt ou tard, la fusion entre narration passive et narration interactive interconnectée, soit l’avenir imminent du divertissement audiovisuel.
Dans le même ordre de considérations, le réalisateur franchit aussi brillamment le cap de l’intégration parfaitement maîtrisée des images de synthèse dans le process traditionnel de la fabrication de ses dessins animés. Pour se convaincre ne va pas de soi, revoir, par exemple, le ratage magistral du dernier Ghibli.
Sur le fond, bien que le scénario souffre de quelques complexités possiblement déroutantes pour les publics les plus jeunes et les plus âgés, Hosada réussit à faire converger, sans pathos ni simplisme, l’épreuve du deuil, la maltraitance des enfants, la comédie musicale, la quête existentielle, l’hyper-médiatisation invasive et le pastiche disneyen, par le prisme d’une héroïne éblouissante de normalité. L’acting de ce personnage, à maints égards comparable à celui de Hana, la mère-courage des Enfants loups, est un modèle de justesse qui fera date !

Vous avez jusqu’au 29 décembre prochain pour vous préparer.

Au cas où le sujet de prédilection de Mamoru Hosoda n’aurait pas bien été saisi…

 

anima