Isao Takahata – Le réel animé

 

N° 63 de la revue Éclipses
Coordonné par Roland Carré
Éclipses – 2018
156 pages
ISBN : 979-10-94110-08-9

 

La revue universitaire dédiée au cinéma consacre son 63e numéro à l’artiste japonais disparu en avril dernier.
Le pitch : “Isao Takahata est régulièrement considéré comme l’un des réalisateurs d’animation les plus hétéroclites de toute l’histoire du 7e art. Ne dessinant pas ses films, il confie cette tâche à des collaborateurs qui, d’un projet à l’autre, sont susceptibles de changer. Des formes rondes et colorées de ses séries télévisées des années 70 (Heidi, Marco, Anne…) au style épuré de Mes voisins les Yamada (1999) et du Conte de la princesse Kaguya (2013) en passant par les nombreuses déformations visuelles à l’œuvre dans Pompoko (1994), la grande diversité graphique de son œuvre qui en résulte permet ainsi à Takahata de maintenir son statut de cinéaste inclassable.

Sa volonté de s’approcher au mieux du réel par le dessin, en outre, et ainsi que le démontrent notamment Hols, prince du soleil (1968), Le Tombeau des lucioles (1988) ou Souvenirs goutte à goutte (1991), l’éloigne considérablement des standards de l’animation. Cette approche du réel n’invalide pas pour autant la possibilité du fantastique, de l’onirisme et de la poésie – d’où le recours au dessin –, qui s’invitent régulièrement dans la vie et l’habitat quotidiens des personnages, ainsi que cela arrive par exemple aux héros de Panda petit panda (1972-1973), Kié la petite peste (1981) et Gauche le violoncelliste (1982). Ces derniers voient ainsi frapper à leur porte la possibilité d’une nouvelle histoire, de la même façon que le spectateur voit son environnement pénétré par la magie de films qu’il n’est pas près d’oublier.”

 

Sommaire :

Édito
“Dessin animé, mensonge vérité” par Roland Carré

I. Inspirations et premiers pas
• “Le plan d’ouverture de Hols, prince du soleil (1968) : quelques secondes qui ont changé l’animation” par Stéphane Le Roux
• “L’animation : miroir du monde, mise à l’épreuve du réel” par Gildas Jaffrenou

II. Poésie animée
• “Poétique des testicules” (Pompoko, 1994) par Julien Cobos et Nicolas Cvetko
• “Poésie du quotidien” (Mes voisins les Yamada, 1999 – Une nuit d’automne épuise toute une mesure d’eau, 2003) par Marie Poirson-Dechonne
• “Un art poétique” (Le conte de la Princesse Kaguya, 2013) par Nathalie Bittinger

III. Temps, histoire et mémoire
• “Devoir mémoriel : le réalisme et l’imaginaire” (Le tombeau des lucioles, 1988) par Nicolas Guezennec-Fouché
• “L’irruption des spectres du passé dans le réel” (Le tombeau des lucioles, 1988 – Souvenirs goutte à goutte, 1991) par Yaël Ben Nun
• “Du coté de la vie” (Souvenirs goutte à goutte, 1991) par Nicolas Bézard

IV. Enfances fragiles et récits initiatiques
• “Des fuites dans la maison” (Panda petit Panda, 1972-73 – Chié la petite peste, 1981) par Myriam Villain
• “Apprendre à s’incarner” (Gauche le violoncelliste, 1982) par Boris Henry
• “Seuls au monde” par Michaël Delavaud

V. Ouverture
“L’homme aux yeux rieurs” (Entretien avec Ilan NGuyen et Xavier Kawa-Topor) par Roland Carré

 

 

 

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