Et quel futur !

 

 

Fondée en 2022, l’année où un célèbre automate algorithmique est devenu public, la multinationale-dont-on-ne-doit-pas-dire-le-nom s’impose actuellement comme le nouvel emblème caricatural de l’industrie audiovisuelle productiviste.
Cette World Company aux angles bien arrondis gère, comme des portefeuilles d’actions, des contenus (IPs ou franchises) destinés aux enfants (bébés inclus !) du monde entier. Des contenus massivement produits, à la chaîne et à renfort d’IA génératives, pour inonder ce qui reste des chaînes de télévision linéaires, les plateformes de streaming et autres réseaux asociaux. Afin in fine de combler le temps de cerveau disponible à la publicité (pour la mal-bouffe et les jouets en plastocs) de millions d’innocentes petites têtes de toutes les couleurs.

Cet auto-proclamé « futur du divertissement pour enfants », de surcroît vecteur insidieux d’idéologies rances (via l’un de ses sulfureux actionnaires), va, comme tout modèle productiviste intensif qui se respecte, engendrer des dégâts considérables à tous les niveaux de ce business, en premier lieu sur l’industrie du divertissement jeunesse elle-même. Ce qui, bien entendu, est le cadet des soucis des investissements et diffuseurs de ce modèle économique mortifère parce que court-termiste.

Bah, que celui qui n’a jamais profité de la crédulité des téléspectateurs – parents et progéniture – décérébrés jette la première pierre !
D’autant que le terrain a bien été préparé par des groupes spéculateurs du même acabit. L’un d’eux vient d’ailleurs de revendre à son homologue-aux-dents-acérées les droits d’exploitation de l’IP « Maya, l’abeille ». C’est Waldemar Bonsels qui doit se re-retourner dans sa tombe !

Il faut toutefois voir une lueur d’espoir derrière ce cauchemar dystopique bien réel. La création animée plus ou moins artisanale (non-productiviste, sobre et éthique) n’en sera à l’avenir que plus robuste, plébiscitée et valorisée.

Emmanuel Macron a inventé la boule à neige.

anima