Groupe d’étude de l’image animée #3

 

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6 février 2017
École Supérieure d’Arts et Médias [Caen – 14]
Organisation, présentation

Lors de cette troisième session, la réalisatrice et animatrice Marine Duchet et le réalisateur Yannick Lecœur sont venus présenter leur pratique de la rotoscopie.
Marine Duchet a recouru partiellement à cette méthode d’animation dans ses courts métrages personnels, ainsi que lors de son travail aux côtés de Michelle et Uri Kranot (How long no long et Nothing happens).
Yannick Lecœur a adopté la rotoscopie pour animer les personnages « invisibles » de son dernier court métrage, The curse of the flesh, selon un processus à la fois rudimentaire et alambiqué de silhouettes découpées dans du papier et retouchées numériquement.
Dans les deux cas, et après avoir précédemment évoqué le passé peu reluisant de la rotoscopie au cinéma jusqu’à un période très récente, nous avons convenu que cette technique d’animation calquée sur des mouvements filmés, est désormais devenue une source de liberté créatrice pour les artistes indépendants désireux de contourner plus ou moins, ou de s’affranchir des dogmes rigides des techniques d’animation complète (full animation).

Pour prolonger cette entreprise de désacralisation de l’animation dessinée, nous aborderons en mars l’évolution passionnante de l’utilisation de Flash (Animate CC) dans le long métrage d’animation, depuis Valse avec Bachir jusqu’à Tout en haut du monde, en passant par Persépolis (usage ponctuel) et Ernest et Célestine.

Parallèlement, cette séance fut l’occasion d’un important legs de dossiers pédagogiques (École & Cinéma, Collège au cinéma, Lycéens et apprentis au cinéma) à l’inventaire de la bibliothèque de l’ésam. L’emprunt sous conditions et la consultation sur place de ces documents est désormais possible. Ceux-ci représentent une matière intellectuelle, en terme d’analyse critique, sur le cinéma d’animation et le cinéma de vues continues dont l’accès aux publics autres qu’enseignants était jusqu’ici très limité.

Rappelons que le « groupe d’étude de l’image animée » est une initiative bénévole qui ambitionne notamment de constituer le fonds de documents dédiés à l’image animée le plus doté de la région normande. L’objectif est déjà largement atteint, mais le développement de ce fonds se poursuit.

 

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