Happy-Go-Lucky Days

 

Un film de Takuya Sato
Titre original : どうにかなる日々 / (Ces jours où tout ira mieux)
Année de sortie : 2020
Origine(s) : Japon

Ou l’éducation à la sexologie relationnelle

 

 

Réaction à chaud :

Sans connaître ni le manga originel de Takako SHIMURA, ni rien du sujet de ce moyen métrage réalisé et co-scénarisé par Takuya SATO, j’ai découvert Happy-Go-Lucky Days par curiosité, en fouillant dans les rayonnages de ma médiathèque préférée. Et immédiatement après visionnage, j’ai pensé aux pré-ados qui cherchaient comme moi dans la même étagère (enfin classée dignement !) des séries et films d’animation nippons et tomberont un jour ou l’autre sur cette romance segmentée qui cache bien son jeu (l’emballage du DVD ne dit absolument rien de son contenu réel).
Ces enfants seront probablement très étonnés, d’un bout à l’autre de leur visionnage, en constatant la manière frontale, naturelle et pudique dont ces dessins animés japonais – habituellement si prudes ou si extrémistes dans la représentation du sexe à l’écran – abordent les relations intimes, homosexuelles et hétéro-adolescentes prématurées. Ils en tireront à l’évidence quelques précieux enseignements de vie.
Qu’ils sachent au passage qu’au Japon la situation générale de l’intimité relationnelle (mécaniquement indexée sur la natalité) est si désastreuse que ce genre de divertissement aux allures de comédie romantique inoffensive est une œuvre d’intérêt public plus que salutaire.

 

 

anima