Iceberg Club

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Un film de Jean-Pascal Princiaux
Titre original : idem
Année de sortie : 2001
Origine(s) : France

Où l’on tente “de voir le mal lui-même, dans sa dimension abstraite, insaisissable et, du coup, non-cinématographique”.

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J’ai pu visionner ce film déroutant lors de l’édition 2002 du Festival International du Film d’Animation d’Annecy.
Positionné à la fin d’un programme de courts métrages, il a fait fuir la moitié des personnes présentes dans la salle de projection. Et pour cause.

D’une durée de 31 minutes, le visionnage avait de quoi éprouver la résistance des spectateurs-festivaliers épuisés par les heures d’animation accumulées et encore à venir, juste avant la pause déjeuner. En effet, Iceberg Club propose une expérience immersive (à tous les sens du terme) dans la peau du gros glaçon qui calma une bonne fois pour toutes l’arrogance métallique du Titanic.
Avant de comprendre cela, il faut dépasser le premier quart d’heure du film, durant lequel l’écran noir ne montre quasiment rien. A peine distingue-t-on des bruits sourds et quelques formes abstraites ondulantes (le générique nous apprendra que certaines d’entre elles ont été créées à partir de chorégraphies de la chanteuse du groupe Morcheeba).
Très progressivement, les yeux s’habituent aux ténèbres et s’accrochent au moindre scintillement.
Émergeant tout aussi lentement des eaux atlantiques, le ciel étoilé se fait de plus en plus net, comme les excroissances glacées de la surface de l’iceberg.
Au loin, une lumière artificielle se rapproche de l’inéluctable collision.

Ce film fait partie d’une trilogie complétée par Casino Club et Fourrés Club.

 

 

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