… il faut tenter de vivre

kaze_tachinu

Pour préparer la projection exceptionnelle du dernier long métrage de Hayao Miyazaki, que j’aurais le plaisir de présenter mercredi 22 janvier prochain, à l’université de Caen, projection à l’issue de laquelle j’échangerai avec les publics sur divers aspects du travail du cinéaste japonais, j’ai pu visionner ce matin Kaze tachinu (Le vent se lève).
Deux heures et six minutes plus tard, je n’étais plus le même.

Le vent se lève n’est pas seulement le plus beau film animé jamais manufacturé, homologuant au passage et définitivement l’obsolescence du carcan “jeunesse” dans lequel le long métrage d’animation est encore désespérément engoncé en Occident, c’est avant tout une œuvre cinématographique parfaite.
Probablement faudra-t-il l’Oscar en mars prochain, et une petite dizaine d’années, pour en convaincre les média, les historiens de cinéma, et les publics cinéphiles français, cependant je parie d’ores et déjà sur le fait qu’un jour ce dernier fait d’arme signé par Hayao Miyazaki côtoiera Les Enfants du paradis, Citizen Kane, Les 7 samouraïs ou Casablanca, au palmarès des prodiges du 7e art. Il en possède la puissance narrative, la maestria technique, la beauté formelle, la mise en scène magistrale, la charge émotionnelle universelle.

anima

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