L’animation indépendante japonaise – Volume 2

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8 films (1 long et 9 courts – DVD + Blu-Ray)
Distribution/édition : Carte Blanche –  Films du Paradoxe
Durée : 105 mn environ – VOstf

Voici le deuxième tome d’une série dédiée aux fers de lance d’une véritable “nouvelle vague” ciné-graphique.
S’y retrouvent quelques-uns des artistes déjà présentés dans le volume 1, lesquels bénéficient d’un éclairage médiatique grandissant, grâce à un style (narratif, esthétique, conceptuel) singulièrement rafraîchissant, au point de faire mouche dans la plupart des festivals internationaux. Sans doute faut-il lire derrière ce bel engouement des publics cinéphiles pour l’animation japonaise anticonformiste, le corolaire d’une profonde lassitude à l’égard du volet industriel de cette production autocentrée.
Il fallait bien que ça arrive un jour, n’en déplaise à la communauté sévèrement infantilisée des fanatiques de cette pop-culture hégémonique.

Outre la poésie des œuvres insondables de Mirai Mizue ou Atsushi Wada, outre la sensualité désarmante des fantaisies en demi-teintes de Yoriko Mizushiri, c’est la présence dans cette publication de l’étrange et néanmoins fascinant long métrage de Keita Kurosaka, Midori-ko qui emporte mon enthousiasme.
Premièrement, Midori-ko, “l’enfant de la Nature”, prophétise non sans ironie le “trans-humanisme végétal” et ses dilemmes alimentaires. Ce qui est en soi tout un programme.
Deuxièmement, l’art et la manière de Kurosaka oscillent entre la spontanéité loufoque d’un Bill Plympton et le classicisme formel d’un Alexander Petrov décoincé. Ce qui n’est pas rien.
Troisièmement, la symbolique narrative – absconse au possible – de ce long métrage relève de l’exploration d’un inconscient collectif que seul le dessin revenu à son état le plus brut, c’est-à-dire débarrassé de tout artifice numérique, serait en capacité d’éclairer. Une résurgence surréaliste, en somme, totalement jubilatoire.

 

Les films :
Midori-ko de Keita Kurosaka (55 mn – 2010)
My face de Keita Kurosaka (3 mn – 2005)
Ninja & Soldier d’Isamu Hirabayashi (10 mn – 2012)
Airy Me de Yoko Kuno (5,38 mn – 2013)
Wonder de Mirai Mizue (8 mn – 2014)
And and de Mirai Mizue (6,50 mn – 2011)
Snow hut de Yoriko Mizushiri (5,22 mn – 2013)
In a pig’s eye d’Atsushi Wada (10,10 mn – 2010)

 

Toutes les reproductions de dessins ci-dessous sont extraites du site web www.midori-ko.com.
© Keita Kurosaka / Mistral Japan

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