« Le constat reste sévère »

 

« Violences systémiques et endémiques commises » dans le secteur global des Industries culturelles et numériques …
20 ans après son premier rapport qui a fait l’effet d’une-bombe-qui-a-aussitôt-fait-pschitt, Reine Prat analyse dans cette interview frontale et sans langue de bois – diffusée aujourd’hui même par l’Observatoire des politiques culturelles – le contexte et les conclusions de la commission d’enquête parlementaire relative aux « violences commises dans les secteurs du cinéma, de l’audiovisuel, du spectacle vivant, de la mode et de la publicité ».
L’autrice de deux précédents comptes-rendus ministériels « pour l’égalité entre les femmes et les hommes dans les arts du spectacle » (2006 et 2009) répond notamment à ces trois questions : pourquoi le milieu de la culture est-il plus particulièrement exposé à des violences ? Comment les institutions culturelles s’emparent-elles ou pas de ces violences ? Un rapport permet-il de faire bouger les lignes ? Ses réponses sont aussi désenchantées que porteuses d’espoirs.

« […] Combien les personnes qui affichaient ces politiques étaient dans aucune compréhension intime et émotionnelle de ce pourquoi on mettait en place ces mesures. Et donc, ça ne peut pas fonctionner. […] Disons-le, c’est un affichage, pas une volonté politique. »
Effectivement, ce sévère constat demeure.

 

Extrait de la première de couverture du catalogue de l’exposition « Figure d’artiste »
(25/09/2019 au 5/07/2021 – Musée du Louvre – Paris)
Autoportrait dit « au chardon » d’Albrecht Dürer (1493)

anima