Le côté obscur de la force a gagné

edcatmullionaire

 

Quoi, vous ne connaissez pas Edwin Earl Catmull ?!
L’une des figures les plus influentes de l’industrie cinématographique mondiale !?

Mais si, le gars qui a tout fait, tout vu, colorisé en vert le halo du sabre laser de Luke Skywalker, débauché John Lasseter de son cagibi chez Disney pour Lucasfilm, puis de son hangar chez Lucasfilm pour celui de Pixar, qu’il a co-fondé avec un autre célèbre génie du business de la coolitude virtualisée au patronyme prédestiné à une lecture toute personnelle du droit du travail (Steve Jobs, pour ceux qui n’auraient pas compris), avant de s’accaparer les rênes de la maison-mère Walt Disney Animation Studios et présider à l’ordre cosmique de la grande fabrique du nivellement intellectuel par le bas.
Mais si voyons, Ed Catmull, comme on dit chez les initiés, le gars qui a organisé la plus grosse entente sur les salaires entre parangons de vertu démocrate que sont les cinq plus importantes firmes californiennes de production de longs-métrages-d’animation-avec-plein-de-jouets-et-d’animaux-qui-parlent-dedans (Disney, Pixar, Lucasfilm, Dreamworks, Blue Sky, pour ne pas les citer) constituant ainsi un véritable cartel anti-concurrence.
Le même qui a rétorqué aux magistrats qui eurent l’outrecuidance de l’auditionner en 2013 qu’il ne s’excusait pas pour sa grossière manœuvre visant à réguler la hausse baissière de la rémunération de ses larbins et la baisse haussière de son portefeuille d’actions (ou l’inverse).

Et bien figurez-vous qu’après le désopilant ouvrage – pierre angulaire d’une stratégie à peine voilée de réhabilitation médiatique – modestement intitulé « Creativity Inc. » ou « Surmonter les forces invisibles qui se dressent sur le chemin de la véritable inspiration » (« forces invisibles » à ne pas confondre avec celles « de la finance qui n’a pas de visage« , ça va de soi), figurez-vous qu’il est le sujet d’un vibrant hommage comme seule, Disney (sa propre firme, donc) est capable d’en produire (via Pixar, son autre firme, donc), avec son cortège de producteurs/réalisateurs multi-oscarisés scandant unanimement, sur une musique de spot de campagne électorale, le même slogan puant la flagornerie « Ed Catmull is one of the great ones !« 

> visionnez le clip de propagande

 

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