Le dirigeable volé

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5 avril 2017
Cinéma Le Rex [Sées – 61]
Conférence pédagogique – Présentation

Intervention à la demande de la coordination départementale d’École & Cinéma de l’Orne autour du film de Karel Zeman, Le dirigeable volé.
Apprécier à sa juste valeur ce long métrage en apparences désuet, aux effets spéciaux obsolètes, au rythme effréné et au scénario azimuté, nécessite un certain nombre de préalables.
En complément des passionnants écrits de Xavier Kawa-Topor, lisibles dans le cahier pédagogique et sur la plateforme en ligne d’École & Cinéma (Nanouk), j’ai proposé les approches suivantes.

1. Situer le cinéma de Karel Zeman dans le contexte du film pour la jeunesse dans les années 50, à l’aune de son travail fondateur dans le registre de l’animation tchécoslovaque (Zeman est décédé en avril 1989).
2. Évoquer la naïveté formelle de ses récits (en particulier de ses patchworks verniens), source de poésie et d’espaces d’imaginaire, toujours efficace aujourd’hui auprès des très jeunes publics.
3. Dégager le sujet principal du film – le désaveu de l’autorité des adultes/l’appel à la liberté – par l’examen de ses affiches originelles et récentes, de sa structure narrative et de son prologue animé.
4. Dresser des passerelles avec les « héritiers » cinématographiques de Zeman, Terry Gilliam en tête.
5. Revenir à son influence majeure, Georges Méliès, pour révéler les ingrédients du « film à trucages », ses défauts et ses qualités.
6. Souligner au passage les clins d’œils doucement subversifs adressés aux adultes qui jalonnent Le dirigeable volé.
7. Brosser enfin quelques pistes pédagogiques pour travaux en classe, telles que l’analyse détaillée du prologue animé, l’étude des machines volantes (aérostats réelles et improbables, de De Vinci à Tissandier, en passant par le drame du Hinderburg, cité dans le film de Zeman), une initiation au « rétrofuturisme » et au concept connexe de « l’uchronie steampunk« .

 

 

 

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