L’enfance de l’âme

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Plan extrait de la communication du film :  Where the wild things are
Réalisé par : Spike Jonze
États-Unis/ 2009

Quelle plus belle métaphore de l’innocence enfantine que ce sentiment naïf de se croire invisible en fermant les yeux ?
Le long métrage de Spike Jonze regorge de références subtiles à tous les actes manqués déployés par un enfant pour défier l’ennui ou se réfugier dans son monde intérieur.
Ainsi, le parti-pris adopté en transposant sur grand écran le célèbre récit de Maurice Sendak avec une rugosité qui en a surpris plus d’un, accentue l’incarnation des Maximonstres, dont le jeune Max devient le roi, en tant que manifestations de sa psychologie et de son imaginaire tourmentée.

Lorsque Carol, alter ego monstrueux le plus fidèle au jeune héros, semble vouloir masquer sa carrure gigantesque derrière un arbre, dans un plan spécialement conçu pour la communication du film, c’est sa profonde mélancolie d’adulte en devenir qu’il tente de voiler. Autrement dit, il cache vainement derrière un tronc lacéré le sentiment qui symbolise la maturité spirituelle innée de chaque individu en construction, sentiment qui ne pourra se transformer en créativité qu’une fois la colère dominée.

Une image-ricochet

totoro_maximonstresEsquisse préparatoire de Hayao Miyazaki pour Mon voisin Totoro (1988)

anima