Particules rudimentaires

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La plupart des logiciels de modélisation d’images de synthèse possèdent une fonctionnalité de « gestion de particules », laquelle produit des miracles en matière de simulation photo-réaliste.
La notion de « particule » désigne, pour faire court, un objet virtuel capable d’interagir avec une multitude d’autres objets modélisés aux propriétés spécifiques prédéfinies (masse, poids, gravité, interdépendance, …). On peut ainsi fabriquer numériquement des mouvements de foules dont chaque individu est doté d’un mode de déplacement propre, lequel tient compte des collisions avec d’autres individus virtuels, créant ainsi, dans le cas d’un attroupement paniqué par exemple, des réactions en chaîne crédibles et spectaculaires.
Encore rudimentaire au milieu des années 90 et cantonnée aux grosses productions hollywoodiennes, la « gestion de particules » s’est démocratisée à une telle vitesse qu’elle est devenue aujourd’hui quasiment systématique dans le moindre film amateur à effets spéciaux. Face à cette standardisation, sont nées autant de détournements dont le point commun est la recherche d’esthétiques innovantes.

Le vidéo-clip « Green », réalisé par le duo de motion designers londoniens BIF pour le DJ Azel Phara, est une excellente démonstration de graphisme animé aux accents subversifs, dans la mesure où elle prophétise l’obsolescence programmée de cette technologie symboliquement comparable à une arme de dissuasion massive, dont l’usage en surdose ne peut mener qu’à une joyeuse apocalypse multicolore (en RVB, 256 couleurs pour être précis).

> Visionner « Green » sur page Vimeo de Bif

 

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