Quelques jalons

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Le dessin “animé” (“doté d’une âme”) tente, depuis que l’art existe, de restituer la temporalité et le mouvement. Quiconque s’intéresse un tant soit peu à l’histoire du cinéma d’animation, en vient presque systématiquement à se questionner sur ses origines, communément situées dans une “fourchette large” allant de l’invention des premiers instruments de projection d’images (XVIe siècle) aux machines foraines de la fin du XIXe siècle, les “Pantomimes lumineuses” d’Émile Reynaud, projetées pour la première fois au Musée Grévin le 28 octobre 1892, constituant, trois ans avant l’invention de la caméra des Frères Lumières, le point symbolique de naissance du “cinéma d’animation” à proprement parler.

Depuis plusieurs années, suite à la découverte du livre de M. Takahata (“L’animation au XIIe siècle”), j’ai pris conscience qu’il est possible de remonter bien plus en amont dans le temps pour trouver les véritables origines des “dessins animés”, dès l’instant où la définition de ceux-ci ne se limite plus à la seule projection, via un procédé mécanique, mais s’étend à la représentation d’une temporalité en mouvement, en tant que substitut de l’oralité, du verbe. A ce petit jeu pseudo-archéologique, tout en me gardant bien de toute extrapolation fumeuse provoquée par le regard contemporain et décontextualisé, j’adhère pleinement à l’idée qu’il est possible de remonter à la Préhistoire de l’art pour trouver les toutes premières traces – schématiques –  de “récit polychronique”, c’est-à-dire exposant la durée d’un mouvement décomposée en plusieurs phases.

Je vous propose, dans cette rubrique, quelques exemples qui donneront peut-être à certains d’entre vous la motivation de sonder ce champ de recherche plus profondément que je ne puis le faire.

 

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