Représentations LGBTQ+ dans l’animation

 

Ce remarquable article proposé par le collectif Les Intervalles résume les grandes lignes de l’histoire des récits et des personnages queers dans la création animée (cinématographique et audiovisuelle) américaine, japonais et française.
Bien qu’étudié dans le champ de la recherche universitaire française depuis plus de 20 ans*, le sujet est toujours médiatiquement invisibilisé. Allez savoir pourquoi.
La synthèse vulgarisatrice intitulée « Représentations LGBTQ+ dans l’animation » devrait contribuer à ébrécher un peu plus l’hypocrite « universalisme républicain à la française » qui légitime l’hétéronormativité des représentations et des scénarios. et entretient la « frilosité** des producteurices et le conservatisme des chaînes de tv ». 

 

Extrait de Happy-Go-Lucky Days de Takuya SATO (2020)

 

* Par exemple, « En matière de sexualité, les séries animées s’ouvrent ainsi très lentement à des représentations nouvelles, que les enfants rencontrent déjà dans d’autres émissions ou dans le cadre de leur vie quotidienne. Souvent perçus comme des adultes en devenir, ils sont encore à l’aube d’un processus de reconnaissance de leur capacité d’agir. […] C’est sans prendre en compte cela que plusieurs études ont remis en cause la conception des jeunes publics comme des téléspectateurs passifs et sans défense, en montrant la diversité des pratiques de sociabilité liées à leurs expériences télévisuelles, ainsi que leur aptitude à formuler des interprétations complexes et multiples. »
Mélanie Lallet, « Penser l’invisible : la sexualité dans les séries animées françaises pour enfants » (2014)

** Par expérience, j’ajouterais la couardise.

 

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