Le dessinateur d’animation (le dessinateur tout court) est-il une espèce en voie d’extinction ?
Sa survie dépendrait-elle de son insoumission à l’hégémonique domination de l’animation d’images de synthèse ? Les lobbyistes du 2D Liberation Movement ne sont-ils que des réac’ alarmistes et corporatistes ?
La vision nord-américaine de l’art du dessin animé n’est-elle pas désespérément ethnocentriste, et par conséquent biaisée, au point de considérer comme représentatifs de la résistance européenne à la suprématie annoncée de l’animation numérique Le tableau de JF Laguionie (reposant presque exclusivement sur des modèles 3D), Le jour des corneilles de JC Dessaint (d’une fade exubérance post-disneyenne) ou Le magasin des suicides de P. Leconte (no comment) ?
Tony White, le leader de ce mouvement, ne cède-t-il pas à la pire démagogie – sinon au blasphème – dans sa lecture simpliste de l’Histoire de l’animation en présentant Hayao Miyazaki comme le fils spirituel du Seigneur Walt Disney ?
N’est-ce pas finalement le meilleur moyen d’attirer l’attention des mass media occidentaux, lesquelles ne savent guère plus travailler autrement qu’avec des raccourcis, sur les mutations naturelles d’une discipline finalement encore assez immature dans son ensemble ?
A vous de juger !
> le site 2-D Liberation Movement
> Endangered species de Tony White

