Un monde de princes et de princesses

 

Ben quoi ?  Vous n’êtes pas contents que l’Académie des César mettent pour la première fois à l’honneur le cinéma d’animation sur l’affiche de sa 49e édition ?
Qu’y a-t-il de plus représentatif de votre “monde de Bisounours” que Michel Ocelot, les contes d’antan, les princes et les princesses* ?
Qu’y a-t-il de plus honorifique qu’une reconnaissance mondaine, sur Canal+, bras armé culturel du groupe Bolloré, en forme de fastueuse cérémonie réunissant la grande famille réconciliée du cinéma français sous l’égide bienveillante de Rachida Dati ?

Oh et puis merde ! De toutes façons, faut toujours que vous râliez !
On ne peut plus rien dire ! On ne peut plus rien faire, sans se retrouver sous le feu des ligues de vertu wokistes !
En plus, vous devriez nous remercier car on a fait acte de progressisme. On bannit le sexisme et on name and shame les violences sexuelles. Pour vous dire, initialement, on avait prévu pour le poster une belle photo en noir et blanc de Jacques Doillon et puis, finalement, vous voyez, on n’a pas voulu mettre de l’huile sur le feu. Ce n’est pas le genre de la maison.

Bref. Allez manger vos morts, bandes de rabat-joie !

 

* Plus exactement, La belle fille et le sorcier (1992)

anima