Wokisme flamboyant

A peine un mois et demi après sa sortie le 17 juin dernier, Jim Queen, le premier long métrage d’animation du studio Bobbypills co-réalisé par Nicolas Athané et Marco Nguyen, vient de dépasser les 330 000 spectateurs en salles de cinéma françaises, porté par un bouche-à-oreille étendu bien au-delà du microcosme des amateurs de dessins animés foutraques.
On le sait, on l’écrit, on le répète sur tous les tons depuis des années (trois décennies pour ce qui me concerne) le cinéma d’animation ne sera considéré massivement comme un pilier culturel trans-générationnel à part entière que lorsque des productions d’envergure (séries et longs métrages) rencontreront le succès populaire sans avoir eu besoin de se plier au politiquement correct et aux précautions pudibondes au prétexte de s’assurer l’audience la plus large possible.

On y est. La série Arcane (2021) a ouvert le bal. Mars Express (2023) a enfoncé le premier clou dans le cercueil du long métrage animé plan-plan-Télérama-compatible.
Jim Queen assène le coup de grâce en arborant fièrement un wokisme* flamboyant que les publics ados-adultes plébiscitent – quelle surprise ! –  dans des proportions inédites.
Une ère se termine ; une autre commence.

Les votants embourgeoisés de l’Académie des César auront-ils l’audace de gratifier Jim Queen d’une compression phallique largement méritée ?
Les paris sont ouverts !

 

 

* au sens ironique du terme, cela va de soi.

 

anima