100 films d’animation qu’il faut avoir vus

 

 

de Bernard Génin
Editions Larousse – 2022
256 pages
ISBN : 978-2-03-604125-7

Une entrée en matière simplifiée et un appel à plonger plus profondément la tête sous l’eau pour découvrir la partie immergée d’un iceberg à l’amplitude de moins en moins aisée à cerner en quelques centaines de pages.
Le parti pris éditorial de ce imposant catalogue pourra poser questions aux lecteurs exigeants. De plus, la sélection présentée – subjective, j’entends bien – fait état de sérieux oublis (j’en liste les plus évidents plus bas), elle intègre des œuvres très loin d’être incontournables (je les surligne en gris), voire certaines anomalies (*) que je me permet de corriger, à toutes fins utiles.

 

Sommaire

1. Les aventures du Prince Ahmed de Lotte Reiniger
2. Le Roman de Renard de Ladislas Starewitch
3. Une nuit sur le Mont Chauve de Claire Parker et Alexandre Alexeieff
4. L’idée de Berthold Bartosch
5. Blanche-Neige et les Sept Nains de David Hand
6. Les Voyages de Gulliver de Dave Fleischer
7. Pinocchio de Hamilton Luske et Ben Sharpsteen
8. Blitz Wolf de Tex Avery
9. Der Fuehrer’s face de Jack Kinney
10. Caprice en couleurs de Norman McLaren
11. The Two Mouseketeers de William Hanna et Joseph Barbera
12. Les vieilles légendes tchèques de Jiri Trnka
13. La ferme des animaux de Joy Batchelor et John Halas
14. Les aventures fantastiques de Karel Zeman
15. La belle au bois dormant de Clyde Geronimi
16. Moonbird de John Hubley (image d’en-tête)
17. Astro, le petit robot d’Osamu Tezuka*
18. La main de Jiri Trnka
19. Yellow Submarine de George Dunning
20. Fritz the Cat de Ralph Bakshi
21. La planète sauvage de René Laloux
22. Allegro non troppo de Bruno Bozzetto
23. La rue de Caroline Leaf
24. Le conte des contes de Youri Norstein
25. Le roi et l’oiseau de Paul Grimault*
26. Nausicaä de la vallée du vent de Hayao Miyazaki
27. Alice de Jan Švankmajer
28. L’homme qui plantait des arbres de Frédéric Back
29. Akira de Katsuhiro Otomo
30. Impression de montagne et d’eau de Te Wei
Evolution des techniques d’animation
31. Fievel et le nouveau monde de Don Bluth
32. Le tombeau des lucioles d’Isao Takahata
33. Mon voisin Totoro de Hayao Miyazaki
34. Qui veut la peau de Roger Rabbit de Robert Zemeckis
35. The thief and the cobbler de Richard Williams*
36. L’étrange Noël de Mr Jack de Henry Selick
37. Le lion à la barbe blanche d’Andreï Khrjanovski
38. Ghost in the shell de Mamoru Oshii
39. Toy Story de John Lasseter
40. Perfect Blue de Satoshi Kon
41. Princesse Mononoke de Hayao Miyazaki
42. Kirikou et la sorcière de Michel Ocelot
43. Le vieil homme et la mer d’Alexander Petrov
44. Jin-Roh, la brigade des loups de Hiroyuki Okiura
45. Le géant de fer de Brad Bird
46. When the day breaks de Wendy Tilby et Amanda Forbis
47. Chicken Run de Nick Park et Peter Lord
48. Father and Daughter de Mickaël Dudok de Wit
49. Les triplettes de Belleville de Sylvain Chomet
50. Tokyo Godfathers de Satoshi Kon
51. Le château ambulant de Hayao Miyazaki
52. Mind Game de Masaaki Yuasa
53. Les noces funèbres de Tim Burton
L’animation américaine
54. Ryan de Chris Landreth
55. Wallace et Gromit de Nick Park*
56. Azur et Asmar de Michel Ocelot
57. Paprika de Satoshi Kon
58. Amer béton de Michael Arias
59. La traversée du temps de Mamoru Hosoda
60. Persépolis de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud
61. Valse avec Bachir d’Ari Folman
62. Coraline de Henry Selick
63. Fantastic Mr Fox de Wes Anderson
64. Mary et Max d’Adam Elliot
65. Summer Wars de Mamoru Hosoda
66. L’illusionniste de Sylvain Chomet
67. Une vie de chat de Jean-Loup Fellicioli et Alain Gagnol
68. Le tableau de Jean-François Laguionie
69. Les enfants-loups, Ame et Yuki de Mamoru Hosoda
70. Ernest et Célestine de Benjamin Renner, Vincent Patar et Stéphane Aubier
71. Le congrès d’Ari Folman
72. Le garçon et le monde d’Alê Abreu
73. Le vent se lève de Hayao Miyazaki
Le Japon, deuxième géant de l’animation mondiale
74. Le roi des aulnes de Georges Schwizgebel
75. Ma vie de Courgette de Claude Barras
76. Tout en haut du monde de Rémi Chayet
77. Vice-versa de Pete Docter
78. La jeune fille sans mains de Sébastien Laudenbach
79. La tortue rouge de Michael Dudok de Wit
80. Your name de Makoto Shinkai
81. Louise en hiver de Jean-François Laguionie
82. Dans un recoin de ce monde de Sunao Kayabuchi
83. Coco de Lee Unkrich et Adrian Molina
84. Lou et l’île aux sirènes de Masaaki Yuasa
85. L’île aux chiens de Wes Anderson
86. Miraï, ma petite sœur de Mamoru Hosoda
87. Spider-man : New Generation de Bob Persichetti, Peter ramsey et Rodney Rottman
88. J’ai perdu mon corps de Jérémy Clapin
89. La fameuse invasion des ours en Sicile de Lorenzo Mattotti
90. Les hirondelles de Kaboul de Zabou Breitman et Eléa Gobbé-Mévellec
L’animation française au sommet
91. L’extraordinaire voyage de Marona d’Anca Damian
92. Physique de la tristesse de Theodore Ushev
93. Joseph d’Aurel
94. Souvenir souvenir de Bastien Dubois
95. Le peuple loup de Tomm Moore et Ross Stewart
96. Calamity, une enfance de Martha James Canary de Rémi Chayet
97. Le sommet des dieux de Patrick Imbert
98. Flee de Jonas Poher Rasmussen
99. La traversée de Florence Miailhe
100. Ma famille afghane de Michaela Pavlatová

 

* Anomalies/rectifications

• “Astro boy” est une série d’animation aux qualités artistiques et scénaristiques inégales et très discutables.
S’il fallait absolument citer Tezuka, pourquoi ne pas mentionner Le film cassé, par exemple ?
• En exergue, sous la photo du Roi et l’oiseau, trône la phrase ambiguë suivante : “Hayao Miyazaki et Isao Takahata ont toujours reconnu ce qu’ils devaient à la délicatesse de cette délicieuse parabole sociale.” Ceci mérite d’être précisé. Les deux cinéastes japonais (en particulier le premier) ont “détesté” le Roi et l’oiseau, n’y retrouvant plus les qualités de La bergère et le ramoneur, version désavouée par Paul Grimault et Jacques Prévert en 1952. Ces critiques m’ont été formulées sans pincettes par le second, en 2006 à Meknès, face caméra.
• Le long métrage maudit de Richard Williams reste inachevé. Sa version “rafistolée” sans l’accord du cinéaste (“Recobbled cut”, 2012) est non seulement quasi-inaccessible aux publics mais aussi constituée de séquences entières à l’état de brouillon. La version pervertie sortie en 1993, intitulée Arabian Knight, trahit sur bien des plans le projet ambitieux de The Thief and the Cobbler et ne vaut pas franchement de déplacement.

 

Suggestions de remplacement pour les 18 occurrences grisées (ci-dessus)

Voici quelques titres de films à mon humble avis bien plus incontournables de par leur importance dans l’histoire du cinéma d’animation, c’est-à-dire de par l’influence internationale qu’ils ont exercée et exercent toujours, et de par leurs qualités artistiques et narratives élevées, singulières ou innovantes.

La joie de vivre de Hector Hoppin et Anthony Gross
La princesse à l’éventail de fer des frères Wan
Le petit cheval bossu d’Ivan Ivanov-Vano
Voisins de Norman McLaren
Hols, prince du soleil d’Isao Takahata
Mary Poppins de Robert Stevenson
L’enfant invisible d’André Lindon
Le hérisson dans le brouillard de Youri Norstein
La pie voleuse d’Emanuele Luzati et Giulio Gianini
When The Wind Blows de Jimmy T. Murakami
Watership down de Martin Rosen
Luxo Jr de John Lasseter
Crac ! de Frédéric Back
Tango de Zbigniew Rybczynski
Krysar de Jiri Barta
Le bonhomme de neige de Diane Jackson
Creature comforts de Nick Park
Si tu tends l’oreille de Yoshifumi Kondô
Millenium Actress de Satoshi Kon
Fast Film de Virgil Widrich
Waking Life de Richard Linklater
Muto de Blu
Le conte de la Princesse Kaguya d’Isao Takahata
Jasmine d’Alain Ughetto
Ailleurs de Gint Zinbalodis
Le nez ou le complot des non-conformistes d’Andreï Khrjanovski (2020)
Archipel de Félix Dufour-Laperrière (2021)

En cas de besoin, consulter cette sélection de plus de 240 longs métrages qui méritent le détour pour nourrir et/ou consolider sa culture cinématographique.

 

 

 

 

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