1001 Arabian Nights

 

 

Un film de Jack Kinney
Titre français : Les aventures d’Aladin
Année de sortie : 1959
Origine(s) : États-Unis

Ou le chant du cygne de l’UPA

 

NB : Ce film à la production plus que chaotique n’est pas restée dans les annales du cinéma d’animation populaire mais son visionnage avec un regard un peu averti dévoile ça et là d’intéressantes trouvailles visuels et animationnelles qui méritent le détour.
Personnellement, je ne peux m’empêcher d’y voir l’influence que ce film aura eu sur projet pharaonique de Richard Williams, The Thief and the Cobbler, dont le point de départ a été l’adaptation animée en 1964 des péripéties de l’idiot magnifique Mulla Nasrudin. Si le projet de Williams a été artistiquement beaucoup beaucoup plus ambitieux (et bien plus chaotique), on peut y déceler quelques clins d’œil au design synthétiquement grotesque si caractéristique des films UPA, aux perspectives abolies inspirées par les enluminures persanes des décorateurs fauchés de 1001 Arabian Nights, à la mise en scène frustrée par les contraintes budgétaires mais inventive de Jack Kinney, transfuge des studios Disney appelé à la rescousse pour sauver provisoirement l’UPA du naufrage.

 

A gauche, trois plans extraits de 1001 Arabian Nights,
à droite leurs échos dans la version inachevée de The Thief and the Cobbler (1993)

En haut, une illustration d’Errol Le Cain, concept art pour The Thief and the Cobbler.
Au centre, plan presque final de 1001 Arabian Nights.
En bas, illustration de Richard Williams pour les couvertures du livre « Mulla Nasrudin ».

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