Chimico-photographies de Brittany Nelson

brittany_nelson

L’esthétique des photographies de Brittany Nelson est insondable.
Ses expériences chimiques de destruction créative sur support gélatineux, magnifiées sur grand format via d’habiles manipulations d’échelle et de colorimétrie, pourraient bien constituer le hub de raccordement entre la peinture (non-figurative, support/surface), le film d’animation expérimental (tant le mouvement ne demande qu’à jaillir de ses topographies qu’on imagine volontiers – via le timelaps – palimpsestes à l’infini), le dessin (ses images recourant au procédé de « mordançage », développé notamment par le photographe français Jean-Pierre Sudre, dès les années 70) et le tirage photographique, qui ici déborde allègrement de son cadre, comme un appel au décloisonnement transdisciplinaire.

> la communication de Brittany Nelson au « 2015 Creative Capital Retreat »
(on comprendra au visionnage de cette présentation que l’humour dévastateur de l’artiste aura pesé lourdement sur ma motivation à recenser ici son travail)

 

anima