Comme un fleuve

 

Un film “coup de cœur Anima 2021*” de Sandra Desmazières
Titre vietnamien : Như môt dòng sông
Année de sortie : 2021
Origine(s) : France, Canada

 

De l’arrachement.

Synopsis : “Deux sœurs grandissent au Vietnam pendant la guerre et vont être séparées par les conséquences du conflit opposant le Nord et le Sud. Après la chute de Saïgon en 1975, Thao, adolescente, doit quitter son pays avec son oncle. Sa grande sœur, Sao Maï, à peine plus âgée, reste avec ses parents, nourrissant l’espoir de la rejoindre bientôt. Mais leur séparation va durer près de vingt ans, au cours desquels les lettres qu’elles échangent sont leur seul lien et un exutoire à leur solitude. Thao et Sao Maï y font le récit de leur quotidien, de leurs souvenirs, de la guerre et de ses fantômes.“

 

 

* J’entends par “coup de cœur” un film qui, dès le premier visionnage, voire dès ses premiers plans, m’apparaît immédiatement novateur, audacieux, créateur de perspectives nouvelles, en terme d’esthétique, de narration, de sensibilité artistique.
Dès son tout premier film de fin d’études, Sans queue ni tête (ENSAD, 2001), j’ai admiré les réalisations de Sandra Desmazières. Pour son trait sensible et sa magnifique palette de couleurs qui me touchent profondément. Plus encore, j’adore la sensualité troublante et rare qui se dégage des corps qu’elle anime.
Son incursion réussie dans le registre du documentaire est tout sauf une surprise, tant le rapport au réel le plus banal est omniprésent dans son cinéma depuis le début.

 

anima