
Que l’on supporte ou pas le narcissisme digital – fléau contemporain s’il en est, on ne peut que se réjouir de la présence sur les plateformes de streaming et autres réseaux asociaux d’une quantité croissante de vulgarisatrices et vulgarisateurs de la création animée. Bien qu’elles et ils contribuent pour l’instant à la propagation d’approximations et autres faits discutables puisés aux mêmes sources approximatives, leurs productions vidéos amateures au professionnalisme lui-aussi croissant font bien plus avancer la connaissance généralisée de l’art ciné-graphique que la plupart des livres d’experts majoritairement cantonnés à un lectorat ultra-confidentiel.
Le récent mini-documentaire d’Aurélie Venner, « Ces femmes oubliées du cinéma d’animation« , sort un tant soit peu du lot par son sujet désespérément passé sous silence ailleurs.
Il a le bon goût de rappeler par sa seule existence le peu de cas accordé, par les historiens et commentateurs du cinéma, au rôle déterminant des femmes dans les œuvres et dans l’industrie du 7e art, durant son premier centenaire. Si l’on commence à peine considérer l’incommensurable génie visionnaire d’Alice Guy, combien parmi les professionnel·le·s de l’image ont entendu parler de Margaret J. Winkler, de Bessie Mae Kelley, d’Helena Smith Dayton, Mary Blair ou Lotte Reiniger ?
Voici une bonne occasion de combler cette lacune.

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