
La dernière œuvre de Bertrand Mandico s’ouvre sur une citation de Walt Disney : « l’animation est l’illusion de la vie« .
Bien que La résurrection des natures mortes expose un radicalisme esthétique à des années-lumière des dessins animés hollywoodiens, ce film partage avec l’univers disneyien plus de points communs qu’il n’y paraît : une monde clos idéalisé (certes ici, apocalyptique) en déliquescence, une débauche surnaturelle de couleurs saturées, la revendication d’un héritage artistique séculaire, une manière d’enjoliver les cadavres en leur redonnant vie, image-par-image, jusqu’à l’overdose.

Vous devez être connecté pour poster un commentaire.