Échirolles, 36 000 habitants, banlieue de Grenoble, est l’un des hauts lieux français du graphisme.
Son « Centre du Graphisme » a été inauguré récemment, bien que l’association éponyme exerce depuis 2001. S’y organise tous les deux ans sur toute l’agglomération grenobloise le « Mois du Graphisme » (qui en dure deux, jusqu’au 29 janvier 2016, en l’occurrence), dont la qualité de programmation est inversement proportionnelle à la faiblesse de ses moyens.
Parmi les six expositions actuellement proposées dans ce cadre, « Masters in Japan » a particulièrement attiré mon attention. Personne n’en sera surpris.
A l’avant-garde du design graphique, depuis que cette notion existe, les artistes japonais de la discipline continuent d’influencer profondément leurs coreligionnaires internationaux par leur sens singulier de l’épure et de la perfection linéaire. Ouvrez n’importe quel livre d’histoire de l’art asiatique pour comprendre l’origine de cet état de faits.
L’exposition « Masters of Japan » éclaire la production exceptionnelle des grands affichistes contemporains, au sein de laquelle on ne s’étonnera pas de détecter de nombreux échos respectueux aux pionniers européens – et français – de la discipline.
Personnellement, je nourris une admiration sans bornes pour Kazumasa Nagai, 87 ans au compteur et toujours en activité. Ce génie a presque tout inventé, tout révolutionné, des 60’s jusqu’à une période très récente. Combien d’illustrateurs, combien de motion designers, combien d’apprentis communicants, recyclent et recyclent encore ses grandes inventions visuelles ? Impossible à quantifier.
> Le site web du Centre du Graphisme d’Échirolles
> La galerie Pinterest d’un adepte de Nagai particulièrement inconditionnel


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