
Vous le savez si vous passez régulièrement sur « Desseins animés », ce n’est pas ici que vous trouverez le dernier scoop pour fétichistes de la japanimation.
Mais, une fois n’est pas coutume, je déroge à cette règle quand l’actualité des concepts que j’affectionne durablement le requiert.
Le studio Science Saru s’apprête à dévoiler au monde, le 7 juillet, son adaptation animée du manga-culte (oui, « culte », le terme n’est pas usurpé dans ce cas), The Ghost in the Shell. En effet, cette ré-animation au format sériel montre à ce stade tous les signes d’une fidélité exemplaire aux dimensions comiques et subversives de la science-fiction débridée de Masamune Shirow. Des aspects pourtant essentiels, car particulièrement en prise avec la trivialité contradictoire du monde hyper-connecté du 21e siècle, qui ont été systématiquement gommés jusqu’ici, au profit de visions désespérées, voire désespérantes, du genre cyberpunk, que ce soit dans le somptueux long métrage réalisé par Mamoru Oshi en 1995* ou dans les resucées cinématographiques (live ou animées) et audiovisuelles (l’imbuvable « SAC _2045 » pour la dernière en date) régulièrement produites pour essorer la franchise médiatique « Ghost in the Shell ».


Poster promotionnel on ne peut plus rassurant
* Pour célébrer les 30 ans de sa première exploitation française en salles de cinéma, le film de Mamoru Oshii reviendra sur grand écran, en version restaurée haute définition, à partir du 10 juin 2026.



Vous devez être connecté pour poster un commentaire.